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 Screaming Bloody Murder (Maxiane)

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MessageSujet: Screaming Bloody Murder (Maxiane)    Lun 1 Fév - 0:51



   
    Maxiane
    Tear me open, I believe God will set you up to bleed and no one can deceive what is meant to be wnd "bloody murder" we will scream.

I
l est là, face à moi, immobile. Juste ce sourire parfait, cette mine réjouit, apaisé, si sage à leurs côtés. Le reflet de la réussite. Il est si grand face à moi. Je ne suis plus rien, une miette, une pâle imitation, son ombre alors qu'il ne m'adresse qu'un regard de victoire. Mon double m'a vaincu, il a gagné la dernière bataille. Il est le vrai fils, je ne suis plus rien. Il est tout, je ne suis plus rien. Je voudrais crier, je voudrais pouvoir le frapper, m'en prendre si fort à lui qu'il perdrait cette moue d'enfant parfait, d'élu. Lui refaire le portrait pour qu'il cesse de me ressembler avec tant d'exactitude. Pouvoir lui hurler dessus des horreurs qui le feraient frémir, s'enfuir loin de moi. Je voudrais pouvoir être son cauchemar. Mais pour le moment le seul qui est dans un songe noir, torturé par ses démons, c'est moi. J'ouvre difficilement les yeux alors que ma respiration est haché. Je me tourne sur le dos, passant une main sur mon visage alors que je reprends lentement mes esprits. Un mauvais rêve rien de plus, juste cela, je n'ai pas perdu, je marche lentement mais sûrement vers une victoire certaine. Il n'existera plus et je vaincrais, il n'y aura pas d'autre issus possible que celle ci. Je finis par m'extirper de mes draps pour rejoindre ma douche, l'eau m'appelant presque pour me rafraîchir et sortir ce salop de mes pensées.

Mon tee-shirt rejoint une pile d'autre, alors que je l'observe avec satisfaction choir au dessus sans rien faire tomber. Laissant les questions de rangement dans un coin de ma tête j'attrape ma barre de traction pour commencer mon sport de la journée. Je ferme les yeux, régulant mon souffle, comptant mentalement, ignorant totalement la douleur qui tire sur mon flan, sur ma cicatrice lorsque ma peau se tend sous l'effort. Je combats le mal pour ne plus le sentir, je ne fais plus qu'un avec lui. Il y a bien longtemps que je n'en ai plus peur, que la douleur physique n'a plus aucune signification à mes yeux. Une fois que l'on combat cette peur, on peut faire presque n'importe quoi, défier n'importe qui. Mes paupières finissent par se rouvrir à l'entente d'un patronyme bien connus. Doriane Morgensen. Un rictus pourrait presque s'emparer de mes lèvres si je n'étais pas en train de faire cela. La télé allumée face à moi, attire pour l'une des rares fois mon attention. Qu'est-ce que cette peste a encore fait pour faire parler d'elle ? Qu'est-ce que papa a bien pus encore faire pour que cette crétine prenne de l'importance ? Elle a le don de m'irriter avec une facilité déconcertante. Peut-être ce visage de poupée à l'air bien trop saint qui me donne envie de la gifler ? Sauf que jamais je ne poserais la main sur une femme. Connard mais pas trop quand même. Elle peut le croire, je n'en ai cure, ça m'arrange même qu'elle puisse s'imaginer que je puisse lui faire du mal. Peut-être que comme cela elle cessera enfin de faire un bruit infernal lorsqu'elle prend son pied avec je ne sais qui ou lorsqu'elle s'engueule avec tout le quartier dans son appartement. Comme si sa vie avec un quelconque intérêt pour moi.

Je retombe sur le sol attrapant une serviette alors que son visage apparaît de nouveau me faisant soupirer d'agacement. Même avec une télé entre nous, une violente envie de lui hurler dessus arrive à me faire vibrer de colère. Je m'apprête à éteindre la télé lorsque les mots prononcés m'interpellent, me laissant totalement statique, une véritable statue, figé sur place le Udsen. Une putain de blague. Une grosse plaisanterie. Non ça ne peut être vrai. Je délire, j'ai mal entendu. Et pourtant les mots se répètent, la conversation continu. Je suis incapable de changer de chaîne, d'éteindre l'écran maudit, de regarder autre chose que cette garce, de bouger le moindre muscle, le moindre membre de mon corps devenu marbre. C'est complètement délirant, complètement fou. Faux. Pures conneries.

« La garce. »

Inhumaine. L'un de ces anima. Elle ment comme une arracheuse de dent, elle masque la vérité depuis tant d'années que je me suis toujours laissé berné. Comment aurais-je pus imaginer cela ? Comment ai-je pus laisser cette idiote me faire croire ses âneries ? J'arrive à peine à y croire. Je me sens complètement…con. Mes doigts se resserrent sur la télécommande avec force alors que je fixe l'écran avec rage. Je ne sais même pas pourquoi ça m'énerve à ce point, pourquoi l'envie d'abattre mon point sur mon écran plat m'enivre de cette façon. Peut-être parce que l'impulsivité me caractérise ? Peut-être parce que je la déteste ? Je n'avais déjà que très peu d'estime pour elle, mais désormais elle n'est vraiment plus rien, encore plus inférieure à moi que ce que je pouvais penser auparavant. Je finis par éteindre l'écran, envoyant valser la télécommande à travers la pièce. Une anima putain j'y crois pas.

* * *

Je ne l'ai toujours pas vu depuis l'émission, voilà bien trois jours, ou peut-être même quatre que cette nullité audiovisuelle pleine de vérités à vomir m'a totalement retourné le crâne. Je n'en ai aucune idée, tout ce que je peux affirmer avec certitude c'est que ma colère n'est toujours pas redescendue. Mes envies de meurtres n'ont fait que décupler après le bordel qu'elle a fais la nuit dernière. Des cris en tout genre me rendant complètement fou résonnant dans son appartement jusqu'au mien. J'avais beau m'entêter à rager contre le mur, contre sa porte. Rien n'y faisait. Je ne suis même pas sûr que cette peste et son comparse m'aient entendus de toute manière. Bien trop occupés… Rien que l'idée de ne pas avoir pus la faire sortir de ses gonds et me frustre et m'énerve en même temps. Je me gare dans un crissement violent de frein devant notre immeuble avant de sortir de la voiture, faisant claquer la portière agacé. Mes yeux se reposent vers sa fenêtre, essayant de voir si ce soir je pourrais lui cracher l'entièreté de ma haine une bonne fois pour toute ou alors je devrais encore patienter. Et je ne suis pas un homme patient. Fais attention Morgenser à trop faire attendre le loup tu pourrais le regretter cruellement…

De la lumière. Et encore mieux. Une fenêtre ouverte. Un rictus se glisse sur mes lèvres alors que je glisse mes clés de voiture dans ma poche m'approchant de la devanture pour commencer à escalader. Combien de fois ai-je pus faire ça, un jeu d'enfant, sauf que cette fois c'est dans un autre appartement que je m'introduis. Un que je ne connais absolument pas. C'est bien dommage moi qui révérais de prendre un thé avec des petits biscuits en compagnie de la reine des garces pour discuter de nos rêves futurs… Je m'accroche avant de me glisser dans une pièce, le salon. Oh mince, ce n'est pas aujourd'hui que je pourrais ouvrir le tiroir à petite culotte de Morgensen, dans quel désarrois cette découverte me plonge-t-elle…

« Morgensen tu te ramènes j'ai pas la soirée ! Déjà que j'ai eu la décence de m'introduire chez toi, donc grouille toi, j'ai pas 1000 ans à accorder à une anima, faut qu'on parle ! »

WILDBIRD
 


Dernière édition par Maxence Udsen le Dim 13 Mar - 17:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Screaming Bloody Murder (Maxiane)    Sam 6 Fév - 4:33

Screaming bloody murder


Maxence Udsen & Doriane Morgensen

Un matin au repos, l'âme apaisée, elle croit n'avoir jamais si bien dormi que cette nuit. Le sommeil du juste s'en est venu, Morphée la serrant dans son étreinte la plus tendre. Dors et dors, Doriane Morgensen, dont la vie depuis des jours n'est plus que tourmente. Dors sans plus penser qu'à ce doux sentiment d'allégresse qui t'étreint toute entière. Elle a le souffle calme, presque un sourire au coin des lèvres alors même que dans les brumes de l'inconscience, sa main s'en vient en trouver une autre, plus grande, plus forte. Une main qu'elle accueille dans la sienne alors même que vole autour d'elle mille parfums si différents des siens. Après tant à endurer et tant d'épreuves qui s'en viendront, rien qu'un moment de paix que le réveil s'en vient chasser brutalement pour faire de cette quiétude un Enfer. C'est chaud. Ça a le goût du Diable. Alors même que ses yeux s'entrouvrent sur la réalité des faits, les souvenirs s'agglutinent pour reconstruire le puzzle déjà oublié qu'elle avait construit la veille. Construit avec lui. Lui. La nausée lui monte à la gorge à la seule vue de ce corps assoupis auprès d'elle, qu'elle cherchait encore avec tant de grâce l'instant précédent. Comment ? Pourquoi ? Aux questions sans réponses sans viennent les réflexes de survie qui la pousse à fuir des murs qui n'appartiennent pourtant qu'à elle. Ça tourne, ça lui donne envie de vomir. Les choses vont déjà si mal qu'elle les empire. Une erreur. Une grotesque erreur. Ne pas s'en formaliser. Toute ta vie vient de voler en éclats Morgensen et celui que tu croyais ton demi-frère, l'ombre même d'un père tant chéri que tu dois apprendre à haïr s'en est venu demander des comptes. Au sang que tu as versé, il t'en a tiré des larmes trop longtemps retenues. Une erreur. Voilà tout. Rien qu'une erreur qui ne se reproduira plus, sur laquelle aucun mot ne doit être mit. Il suffit d'oublier, d'agir comme si rien n'était arrivé et cette décadente infamie ne sera plus. Pas un regard pour lui, tout se fait dans la précipitation pour disparaître, pour mieux le chasser. Il est le fils Humaniste, ennemi de toujours et plus encore maintenant. Il a profité de toi, de ta faiblesse. Oui. Oui c'est bien cela ! Il en a profité, ce type est un monstre plus dangereux encore qu'elle ne l'aurait jamais cru. Ses filets tendus, tu n'avais aucune chance en ton état d'y résister. Tu tombes, tu te relèveras. Tu te relèves toujours. Passe la journée sans qu'elle ne se donne la moindre seconde de répit pour laisser le temps à cette sensation de souillure la chance de la gagner complètement. Oublier. Ça n'est jamais arrivé. Sur ses hanches les liserés de ses doigts trop insistants. Dissimulées derrière sa chevelure, au creux de la nuque, la marque encore rougie de sa bouche enfiévrée la rappelle pourtant à l'horreur de cette nuit et toujours cette multitudes d'interrogations auxquelles elle se refuse de répondre par d'autres évidences que celle du mépris et de la mauvaise foi. Tout est de sa faute, ça l'a toujours été. Merveilleux bouc émissaire lui ayant rendu la vie si douce rien que l'espace d'un instant, il redevient la brebis galeuse qu'elle a toujours voulu voir en lui désormais. Celle la même qui l'a faite se cloîtrer dans les bureaux toute la journée plutôt que d'encadrer son équipe en salle d'entraînement. Celle-la même qui se soir, lui rend la vue de son appartement impossible à son retour. Tout est là, bien en place. Rien n'a changé alors même que cet endroit ne lui a jamais paru aussi vide. Ça n'a pas de sens. Rien n'est en place, alors elle bouge. Bouge tout. Le lampadaire dans l'entrée s'en vient dans le salon, le bureau près de la fenêtre collé au mur du fond. Tout change de place. Tout doit changer. Le canapé à la place du bureau et tant pis s'il ne fait plus face à l'écran télé. Trop vide. Tout est trop vide. Un pas en direction de sa chambre pour s'en aller chercher un meuble, un pas en arrière quand son fantôme s'en vient la chasser de son propre espace d'intimité. Autour d'elle, Pat encombre l'espace pourtant déjà si réduit, mais tout est toujours trop vide. Elle entasse, accumule. Tout ce qui avait une place en trouve une autre, s'en revient à l'initial puis repars. Aucun des aménagements ne correspond vraiment, alors elle pense à déménager, perd pied. Oui, c'est ça qu'il lui faut. Un nouvel appartement. Plus grand ! Non, plus petit, pour qu'aucun espace ne soit laissé vide. Pour que ce dernier disparaisse. Elle s'emballe, s'angoisse, panique. Bordel, pourquoi rien ne va plus !

Quelques secondes pour respirer, pour tenter de se calmer. Ses pas où leurs corps se frôlaient, elle s'en vient tirer le tapis pour masquer la honte qui s'amplifie à mesure que la gagne cette drôle de sensation, cruellement obsédante. Le manque. Un manque qu'elle refuse, sur lequel elle crache. Elle n'a jamais manqué de qui que ce soit si ce n'est de Sam. N'a jamais appartenu qu'à elle seule. Ça ne changera pas. Il ne la changera pas. Tout revient à sa place initial, le désordre en plus. Pat s'y perd, suis les allées venues de sa maîtresse comme son ombre sans jamais s'encombrer de ses plaintes criardes lui demandant de déguerpir puis de revenir. A boire. C'est ça qu'il lui faut. Une bière. Non ! Pas d'alcool, du café. Il lui faut un café ! Ses pas coursent jusqu'à la cuisine, ne lui faisant rien entendre des grognements si rares du canidé resté au salon. Ce chien, véritable ours à quatre pattes est une crème. Elle n'entend pas, ses menaces couvertes par le bruit de chantier de la machine à expresso. Ses yeux se ferment tandis que coule le liquide dans la tasse. Respire Morgensen. Respire. A quoi bon paniquer de la sorte ? Cela ne te ressemble pas. Ce qui s'est passé est une erreur. Une vulgaire erreur sur laquelle vous ne reviendrez pas, ni lui, ni toi. Inutile de s'en formaliser. Ce n'est là qu'un secret dont les instigateurs mêmes oublieront bientôt l'existence. Un secret, de ceux qu'on oublie tant ils ont peu d'importance. Elle rouvre les yeux pour découvrir le débordement de café qu'elle stop net dans sa lancée et éponge. Calme-toi Morgensen. Reprend tes esprits. Tout va bien, la vie suit son cours. Tu es seule ce soir comme tu l'as toujours été, comme tu as toujours voulu l'être. Seule, sereine. Au terme de cigarettes fumées par centaines dans le cendrier, tu te planteras devant un vieux programme de nuit pour t'anesthésier l'esprit et tu dormiras dans ces mêmes draps qui n'auront que ton odeur. Tu y dormiras car c'est ton droit, ton lieu, ta place. Une place où nul autre que toi ne peut intervenir. Le cœur s'apaise face aux pensées qu'elle applique telle des couches de peinture pour mieux ce qui l'instant d'avant lui rendait la vue de son quotidien insupportable. Ça va aller, tu es seule. Seule face au sursaut d'entendre une voix t'interpeller depuis le salon. Il faut qu'on parle. Non, surtout pas. Gifle mentale, ce n'est pas lui qui a parlé. Qui alors ? Merde... Son arme de service se trouve bien à sa place, dans ce foutu salon, que sa place à la ceinture pour dissuader un importun de s'en venir jouer les rois des voleurs chez elle. Il faut qu'on parle. Mais c'est qui ce con !?

Entrant en trombe dans la pièce à vivre, elle rate un battement à la vue de ce corps imposant à la mine menaçante. Udsen. Au rang des méprisés, sans doute la personne qui s'en vient compléter le mieux le podium derrière Adriàn Morgensen et son plan cul régulier. Ce salopard, depuis le temps qu'elle rêve de le coffrer, qu'ose-t-il seulement venir faire chez elle ? Par dessus tout, qu'est-ce qui ne tourne pas rond en ce moment pour que chaque personne apte à la rendre folle de rage s'en vienne troubler sa vie !? Un regard vers la fenêtre ouverte. Voici donc le passage par lequel il s'est introduit. L'envie de le renvoyer d'où il vient par ce même biais s'en vient faire pulser dangereusement une veine à sa tempe. Poings serrés. Ici, en ces lieux, ce mecs est un civil. Peu importe le plaisir qu'elle ait pu prendre à lui mettre sa main dans la figure autrefois, il se trouvait alors dans une salle d'interrogatoire. Ici, il n'est que Maxence Udsen. Un civil, et si la Larsen avait eu la décence de ne pas porter plainte, muée de culpabilité envers Adriàn et partiellement dissuadée par la foule de témoin l'ayant vue porter le premier coup, là, de suite, ce serait faute grave. Elle y risque sa place, son intégrité. Sans doute tout ce qu'il lui reste. Alors ses poings se serrent, de plus en plus fort, alors même que ses lèvres s'étirent en un rictus mauvais.

« Un an d'emprisonnement et près de cinquante mille couronnes d'amende pour violation de domicile, sans doute le double de peine pour un récidiviste. T'as deux minutes Udsen... »


C'est si peu. Si peu comparé à ce à quoi cette ordure a réchappé. Une mince consolation qui illuminerait pourtant son quotidien bien morne. Tirant son portable de la poche arrière de son jean, elle s'en vient composer le 112 machinalement, son pouce tenu au dessus du bouton d'appel.  

« Et sans avocat ce coup-ci. »









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MessageSujet: Re: Screaming Bloody Murder (Maxiane)    Dim 13 Mar - 17:21




Maxiane
Tear me open, I believe God will set you up to bleed and no one can deceive what is meant to be wnd "bloody murder" we will scream.

L
a nuit nous enveloppait de son cocon ténébreux, elle était là, présente, nous poussait à accomplir les pire maux. Je ne me sentais jamais plus vivant qu'une fois le soleil couché, qu'une fois la lune à son apogée, son rayon lumineux me transperçant et m'indiquant le chemin à suivre. Ni celui du bien, ni celui du mal, le mien. Une route unique, aussi abîmée que moi, cet écorchée vif qui cherchait les plaies pour s'assurer qu'il n'était pas mort. Et c'est ça qui me rendait dangereux, c'est ça qui les faisait trembler d'effrois. Je n'avais pas peur de la mort, je n'avais aucune crainte qu'elle m'enveloppe de son linceul, qu'elle m'emporte. Je vivais pour faire luire mes blessures, pour les voir scintiller à l'ombre impénétrable de la divine nuit.

Le temps semble s'arrêter, les secondes flottant dans l'air alors que mon regard dur embrase le tien plein d'une haine vorace. A une vitesse presque surhumaine je sens cette jubilation s'insinuer dans mes veines, prendre mon esprit en étau, je pourrais presque éclater de rire. Pas un rire de bonheur, joyeux, heureux. Non, un rictus mauvais, froid, glaçant. Le genre de joie haineuse qui fait trembler d'effrois plus que de joie. J'ai réussis. Je ne voulais qu'une seule et unique chose, marquer un nouveau point dans ce combat à perdre haleine dans lequel nous nous sommes plongés. A cet instant, même un aveugle pourrait voir que je suis parfaitement parvenus à mes fins. Ton corps est le résultat exact de cette petite...plaisanterie nocturne. Quelques mètres nous séparent, trois, peut-être même quatre, et pourtant, malgré cette distance, je pourrais presque voir ta veine pulser sur ta tempe, entendre ton cœur battre à un rythme totalement désordonné suivant la divine partition de la colère, entendre tes phalanges craquer alors que tes poings se serrent de fureur. Une petite harpie brune, bouillante de ressentiment, un vrai bonheur pour moi.

Lentement je commence à reprendre mes mouvements face à ce somptueux tableaux présent face à moi. La statue devient mobile, mes bras reprenant mouvement alors que je les croise, secouant légèrement la tête. Je t'observe sans ciller, sans frisonner, sans trembler, sans manifester une quelconque peur. Combien de fois ai-je déjà au droit à ce genre de scénarios ? D'instant censé me ramener sur le bon chemin, sur la voix de la raison… Combien ont-il été à me cracher toutes les peines possibles et inimaginables, toujours avec cette même jubilation intérieur à l'idée de me coffrer, avec ce pareil sadisme jouissif. Seulement je suis toujours si implacable, si brutal, si difficile à abattre. Ce genre de face à face est presque devenu une habitude entre toi et moi. Le souvenir du dernier, celui pour lequel tu aurais pus me faire tomber si lourdement. Mais tu as perdu et j'ai rafler non sans contentement le trophée de la victoire. Jamais je n'oublierais ton visage, ta face décomposé, ni ce sourire victorieux que j'ai arboré pour qu'il éclate à ton visage, qu'il fasse exploser ta rage. Ce soir, tu ne peux rien contre moi, si ce n'est prévenir tes idiots de collègues, ces incapables n'arrivant pas à m'attraper depuis des années. Crétins, crétins, crétins.... Alors tel un faucon, je fonds sur ma proie, sur toi. Que t'es-tu donc imaginé Morgensen ? Que j'obéirais ? Que je courberais docilement l'échine, comme un chien, comme un anima ? Conneries.

Anima. Lentement, le motif réel de ma venu remonte à mon esprit, ma dissipation s'étiolant lentement alors que ma colère rejaillit de plus belle, toujours avec cette même rapidité presque déconcertante. Mes doigts s'enroulent lentement mais fermement autour de ton poignet. Je n'ai pas peur de te brusquer, ni de te faire mal, j'ai presque comme seule envie que tu souffres, que tes os se brisent sous la pression, que ton poignet se casse comme un vase en porcelaine que j'éclaterais contre le mur. Je ne desserre pas ma poigne au contraire je l'accentue pour que tes doigts lâche le téléphone d'eux même, pour le voir tomber, s'éclater contre le sol, alors que mon pied le repousse au loin sans vraiment faire attention. Je relâche alors, enfin ton poignet, ne masquant pas mon dégoût alors que je ne bouge toujours pas, baissant mon visage de manière à susurrer glaçant.

« Je suis venus parler, alors à moins que tu veuilles que ça s'éternise arrêtes tes conneries. »

Quoi dire ? Quoi faire ? Sur le moment je n'en sais foutrement rien. Le plan était… en fait il n'y en a jamais vraiment eu. Juste cette envie irrépressible de te montrer ma haine, mon dégoût, ma colère, ma frustration à l'idée d'être passé pour un abrutis. Si j'avais sus… Cela aurait été tellement simple de t'atteindre, encore plus que maintenant, j'aurais pus te mettre à terre encore plus facilement. Désormais je sais et je ne sais plus quoi faire. Perdure une seule et même certitude, je te hais et je ne souhaite que ton malheur, aujourd'hui, demain, indéfiniment.

« Une anima. T'es une putain d'anima !T'es une putain de créature ! T'es une putain d'erreur ! T'es une putain de menteuse ! Tu pensais quoi ? Qu'après ta petite supercherie on continuerait de te traiter comme quelqu'un de...normal ? Tu rêves Morgensen ! »

Pourquoi le flot de ma colère ne s'amoindrissait pas ? Pourquoi te voir comme ça face à moi ne faisait que l'augmenter, la faire monter en puissance ? Pourquoi avais-je envie de te pousser si violemment ? De te faire mal ? De te rendre chaque coups que tu avais infligé à mon égo ? Je ne savais pas comment agir à cet instant précis, prendre des risques immenses en fendant ce visage plein d'hypocrisie de ma si grande animosité. Ou… En fait je n'avais même pas d 'autre options que celle là. Toutes mes pensées étaient tournées vers la même violence, elles se tordaient d'animosité, renaissaient dans un fleuve vivace de colère, sang, coup, cris, supplications… Ces mots me happaient, m'arrachaient à mon si fragile calme, à cette aptitude presque invisible à prendre sur moi. Une frénésie me faisait presque trembler alors que mon poing s'abattait sur le mur, à quelques centimètres à peine de ta joue, de tes lèvres, de ta bouche tordue par l'irritation.

« Pourquoi cherches-tu à ce point à ce que j'en finisse avec toi ? »

Garce, tu vas payer.

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MessageSujet: Re: Screaming Bloody Murder (Maxiane)    Sam 19 Mar - 1:31

Screaming bloody murder


Maxence Udsen & Doriane Morgensen

Un téléphone, elle n'a que cela désormais comme arme pour le dissuader de terminer la conversation qu'il s'en était venu chercher et le pousser à partir. La menace de la peine encourue tombe comme la lame du couperet et pourtant ne déclenche aucun des comportements auquel elle aurait escompté assister. Bien au contraire, voilà l'homme s'en venant bondir en sa direction, sa poigne se refermant sans douceur contre son poignet. Ne pas le frapper. Voilà tout ce qui lui bride l'esprit dans la seconde qui vient de s'écouler. Ne pas le frapper, ne pas tuméfier ce visage insolent qui mériterait pourtant tellement plus que cette si simple correction alors même que ses doigts serrent, encore et encore, jusqu'à s'en venir couper la circulation de son sang et lui faire lâcher le téléphone qu'il balaie d'un revers du pied. Elle tremble. Tremble de cette rage innommable qu'elle voudrait tant laisser éclater. A croire qu'à chaque moment de sa vie où le besoin se fait sentir de trouver un punching-ball à forme humaine, son vœu se ferait exaucé. Pas toujours dans les meilleurs conditions. Elle se retient pourtant encore pour l'heure, alors même que le flot des insultes de son adversaire s'en viennent dégringoler sur sa personne. Une anima. Un monstre. Une créature. Une erreur. Une menteuse. Serait-elle faite d'une matière moins solide que la sienne qu'elle ce serait sans doute effondrée en larmes pour la cruauté de ces paroles fielleuses qu'il crache comme si le seul fait d'avoir pu apprendre cette vérité venait de changer le cours de son existence. Une seconde de blanc et le regard plein de haine de la Morgensen s'en vient changer du tout au tout, la rendant à un calme qu'elle n'aurait cru possible de ressentir l'instant précédent. Oui, après tout, pourquoi Udsen se met-il dans de pareils états ? Qu'elle soit humaine ou anima, en quoi cela le concerne-t-il seulement ? Comme d'une réponse éclatante aux questions qu'elle se pose, voici le poing de l'homme s'en venant heurter le mur derrière elle, maltraitant ce dernier pour mieux éviter de peu qu'il ne s'en prenne à son propre visage. La fureur, seconde après seconde, défait ce visage aux traits si fins de toutes ses beautés et le défont irrémédiablement lorsqu'il s'en vient poser l'ultime question, toute aussi dénuée de sens que le reste de ses mots. Pourquoi cherche-t-elle tant à ce qu'il en finisse avec elle ? Elle arque un sourcil, un air faussement innocent sur le visage s'en venant peindre un sourire navré à ses lèvres. Bien que prisonnière de son corps, de sa poigne, de cette rage qu'il répand à son encontre, la Morgensen pleine d'animosité se transforme en ange sous ses yeux, le ton de sa voix lui répondant d'une douceur qu'il ne lui a jamais connu.

« Mais je n'ai jamais rien cherché auprès de toi Udsen, tu es venu me trouver tout seul comme un grand. »

Un instant pour savourer l'effet de sa réplique sur le visage de l'homme la menaçant toujours. Une seconde à déguster son air pour mieux reprendre, plus innocente encore.

« En quoi est-ce que cela te concerne seulement d'ailleurs ? Que je sois humaine ou non, ça change quoi à ta petite vie concrètement ? Tu m'excuseras, mais ce détail m'échappe. »

Sans doute pour la première fois de sa vie, elle se sent en position de force sans recours à la violence. Non qu'elle n'ait jamais été assez futée pour user de cette méthode, mais cette dernière lui sembla toujours moins impactante que la portée d'un coup bien placé, fait pour faire mal, pour contrer l'adversaire. Elle n'aurait pourtant pu user d'un meilleur stratagème dans cette position pour galvaniser le ressentiment de son ancienne prise qu'elle s'en vient achever dans sa colère en s'en venant poser avec douceur sa main restée libre au creux de sa nuque, son pouce l'effleurant lentement dans une posture presque maternelle qui lui inspire autant de délectation à le voir se crisper que de dégoût à ainsi pouvoir toucher cet homme en particulier. Elle a pourtant de toute évidence de véritables facilités ces derniers temps à entrer en contact avec les êtres les plus à même à la faire sortir de ses gonds. Autant profiter de ce moindre talent pour l'heure pour mieux s'en venir achever la démonstration de sa fausse empathie.

« Qu'est-ce qu'il t'arrive Udsen ? Je te trouve bien pâle tout à coup. Ne me dis pas que c'est à cause de moi que tu es dans cet état, je m'en voudrai ! »

Espiègle, sadique dans ce plaisir qu'elle ressent à le provoquer dans ce jeu parfait de comédie assumée, elle attend que sonne le glas. S'il lui porte le moindre coup, elle pourra enfin lui rendre au centuple ceux qu'elle a si bien su retenir jusque lors. S'il dégage sans demander son reste, elle gagne encore. S'il insiste à vouloir lui rendre des comptes, elle continuera sur sa voie. En ses yeux, brille l'éclat d'une victoire qu'elle savoure par avance. Quoi qu'il fasse ou dise désormais, cet homme est à sa merci et rien ne pouvait sans doute mieux l'enthousiasmer que ce seul constat.









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Screaming Bloody Murder (Maxiane)

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