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 Do what you want [PV Mike & Doriane]

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MessageSujet: Do what you want [PV Mike & Doriane]   Dim 10 Avr - 22:40




Mike Petersen & Doriane Morgensen

Une farce, voilà ce en quoi s'était transformée sa vie. Une vie entière faite de contrôle, d'assurance. Elle ne devait rien à personne Doriane Morgensen, pas même à ce père au nom illustre que tout un pays connaissait. Un héros de guerre ayant forgé une femme imprenable et sans aucun démérite car rien, jamais, n'avait su la détourner de ses propres objectifs. Elle serait dure. Elle serait forte, au moins autant que cette figure du père tant chérie en silence. Il serait fier. S'en viendrait un jour où ses lèvres s'en viendraient le lui dire, lui dire que ses efforts n'avaient pas été vain, qu'au-delà de l'entêtement, il savait qu'elle était bien mieux placé que ce demi-frère si impotent pour prendre sa suite. Une lettre. Il avait suffit d'une seule et simple lettre pour que tout bascule. Balayés les efforts et les grands sermons, balayés les moments de paix entre amie et la solitude bienveillante entre deux décharges d'adrénaline procurées par le travail. Ce temps était révolu et comme se moquant d'elle, une force plus puissante s'en venait chaque jour lui jeter une pierre de plus au visage pour lui signifier toute la vanité de sa propre existence. Redescend de ton piédestal Morgensen, tu es de ceux que tu as toujours haïs. Ces êtres sur lesquels tu crachais si bien, comment te sens-tu à présent que les voici tes frères ? Perdue cette amie qui était ton autre, perdu le respect et la bienveillance d'autrui. Aujourd'hui ceux que tu aimes se détournent de toi et tes ennemis s'en viennent tous ensemble se réunir pour mieux rire de toi. Tout s'accumule et se refuse à freiner. Cette émission qui aura ébranlé sa vie pour de bon n'est plus qu'un vague souvenir qu'elle a déjà oublié jusqu'à ce que ce dernier s'en vienne plus tard la rappeler à ses devoirs médiatiques. Pour l'heure retour à la vie normale qui n'a plus de cela que le nom. Sur son téléphone, un message de Sam. Grâce au ciel, cette dernière qui l'avait si cruellement rejeté s'en est revenue. Depuis lors, il ne se passe plus un jour sans que cette dernière ne tente à l'aider. Démarque-toi. Elle s'oblige mollement à y réfléchir en guise de remerciement sans qu'aucune de ses idées ne parvienne à convaincre l'architecte. Elle n'a rien d'une actrice Morgensen. Les autres, cette femme les a toujours fuis, presque sauvage et les quelques personnes composant son port d'attache se comptent finalement à ce jour sur les doigts de la main. Il y a Sam. Il y a Lars. Il y a Mike.  Mike.

Depuis la nuit de vendredi où l'émission avait été diffusé, elle avait bien rédigé cent messages à son adresse qu'aucun courage n'était venu pour qu'elle se décide à les envoyer. Pas de nouvelles de sa part non plus. Par trois fois en ce court week-end, elle songe à se réfugier au Palladium pour y noyer sa détresse. Non, pour le voir, le retrouver, lui dire que tout cela ne la change pas. Mais elle change la Morgensen. Sans le voir, par petite touche. S'enfonce dans un désespoir tel qu'elle eut commis l'impardonnable dans les bras de celui qu'entre tous elle déteste le plus. Cet appartement, son refuge, depuis lors ne se défait pas des horreurs vécues cette nuit-là. Besoin d'expier, d'expulser par la baise toute cette rage et cette douleur qu'elle traîne sans jamais savoir l'exprimer. Lui non plus, depuis, ne donne plus signe de vie. Elle n'aura pas la mauvaise foi d'affirmer que cela l'inquiète. Au contraire, il s'en devient comme les Factorem un souvenir de plus à oublier, un morceau de vie classé, oublié, enfermé au fin fond d'un tiroir dont elle a déjà jeté la clé. Elle le retrouvera chaque jour au travail. Peu importe. Ce cloporte si bien pistonné devrait pouvoir se trouver une nouvelle équipe pour peu que papa veuille bien l'entendre. De lui même il partira et s'il ne le fait, elle l'encouragera de toutes les cruautés qu'elle lui a toujours si bien administré à agir selon cette volonté. Pour l'heure, c'est en son ventre que tout se joue. S'y entasse une douleur amère, quelque chose de ce que l'on pourrait nommer angoisse et qu'elle ressent plus encore. Dans trois heures, elle fera de nouveau face à son équipe. Dans trois heures, sa vie reprendra son cours au même rythme que tous les jours précédents, à la différence qu'elle ne sera plus aux yeux de ses hommes la femme qu'ils respectaient suffisamment pour la suivre. Peu importe. S'il faut prouver ses capacités de nouveau, elle le fera et n'obéira à l'avis d'expulsion que si ce dernier lui provient des plus hauts dans la hiérarchie. Elle s'arme face à l'adversité, gratte nerveusement le crâne de Pat posé sur ses genoux entre deux cigarettes qui s'enchaînent à lui en brûler la gorge. Reste digne Morgensen, être une anima c'est comme apprendre que tu as été adopté ou que tu as le cancer. Ça te tue à petit feu de l'intérieur mais en surface, tout semble aller. Elle tente de se rassurer comme elle peut. Tu as connu bien pire, manqué des balles qui ont sifflé au ras de ton corps, survécu à la vue de millions d'yeux posés sur toi dans l'accoutrement le plus ridicule que tu crois avoir jamais porté. Garde la tête haute. Ton parcours n'a pas changé. Ton vécu est bien là, avec toi, précieux bagage pour mieux prouver qu'elle vaux le prix qu'on lui appliquait autrefois. Ne tenant plus compte de l'heure, elle change son plan initial, lequel prévoyait de partir pour n'arriver que pile à l'heure. Impossible, elle tourne en rond. Comme à son habitude, c'est avec plusieurs heures d'avance qu'elle sera sur son terrain, déjà luisante des efforts déployés quand les autres arriveront, frais ou encore empêtré dans les bras de Morphée. La route défile sous ses yeux. Voit-elle seulement comme son pied écrase l'accélérateur ? Une question la hante. Sera-t-il là? Son bras droit, son autre. Cet agaçant ami, toujours dans son ombre et seul être qu'elle perçoit comme une lumière dans le noir. Observera-t-il le ballet habituel ? Sera-t-il là, seul avec elle, pendant ces heures matinales à attendre les autres ? Aura-t-il pour elle ces mêmes mots emplis de sarcasme, de compliments, d'humour ? Lui qui semble ne jamais rien prendre au sérieux, sera-t-il là à ses côtés encore ? La peur grimpe, la ronge, dévore tout sur son passage. Et s'il ne venait pas ? Si tous les autres avaient décidé de ne pas venir ? Ce souvenir devenu si cher des temps où l'escouade n°8 se refusait à lui obéir va-t-il reprendre de plus bel ? La mutinerie lui apparaît soudain comme la pire des fins. Sur son volant, ses  mains se crispent, tremblent. Elle ne passe au feu vert qu'après avoir reçu la rafle de klaxons impatients. Elle est arrivée trop vite. Elle est arrivée trop tôt. Le parking désert, comme à son habitude, lui semble soudain le reflet des épreuves à venir. Le bip de son badge ouvrant les portes du gymnase semble sonner comme un glas, son nom s'affichant sur le petit écran électronique, une insulte. Ça va aller. Ça va aller. Elle se répète ces mots tandis que jean et pull se troquent contre un pantalon de jogging et un maillot blanc de coton. Un bandage, puis un autre, elle gagne la salle, vide. Appelle.

« Mike !? »

Pas de réponse. Il n'y a personne ici. A quoi s'attendait-elle seulement ? Lançant la stéréo, les enceintes de la salle détonnent au son d'un rock endiablé rythmant les coups qu'elle s'en vient porter au sac de sable. Son esprit ainsi se vide, arrête le temps. L'angoisse se dissout à mesure que son rythme cardiaque s'accélère, que sa respiration s'accentue. Cette rage en elle sort, plus violente que jamais. Elle voit dans ce sac le visage surchargé de maquillage de Dita Nemour, les traits toujours trop heureux d'Adriàn Morgensen, ceux plus agaçant encore de ce salopard de Udsen. Tous prennent leur part de rage au travers de ce sac, elle les maudit. Les hais jusqu'au plus profond de ses tripes. Accélère, accentue la cadence. Des œillères devant les yeux, elle n'a plus à cœur de simplement s'entraîner comme à l'accoutumée. Elle expulse et cela fait un bien fou. Tant et tant que lorsque la musique s'arrête brusquement, son volte/face lui en fait craquer la nuque. A bout de souffle, elle se détourne, reprend pied avec la réalité, ses yeux trouvant dans la seconde le dessin d'une silhouette faisant remonter toute les peurs qu'elle s'en étaient venu masquer. Le saluer, lui envoyer une pique assassine. N'importe quoi de normal, mais elle se tait la Morgensen, attendant sans pouvoir dire un mot que tombe la sentence.  






©Aloysia





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IT'S TIME TO WAKE UP



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MessageSujet: Re: Do what you want [PV Mike & Doriane]   Lun 11 Avr - 17:35

Je m'avance vers la salle d'entrainement, je suis en avance comme d'habitude, c'est devenu une petite habitude entre Doriane et moi, nous retrouver avant même que la journée commence, nous entrainer ensemble un petit peu. Si Doriane est la leadeuse de la 8, si elle est la stratège de la bande et une policière sur-entrainée, je demeure le spécialité du corps à corps. Tout ce qui se passe à moins de cinq mètres, c'est mon domaine de prédilection et comme elle n'a pas vraiment la carrure d'un Mike Tyson, je tâchais de la perfectionner dans ses techniques de combat contre plus grand et plus lourd qu'elle. Je faisais l'affaire pour ça, elle était bonne élève, c'était une forme de moment privilégié que j'appréciais avec elle. Pourtant le cœur n'y est pas totalement aujourd'hui, enfin le cœur si mais la tête en revanche a du mal à suivre. Je sens sur ma joue gauche, près de mon œil, le reste d'une douleur qu'elle a causé malgré elle. Vendredi soir a été choquant pour toute l'équipe de la 8ème brigade, pour cause nous avons tous appris que notre chef bien aimée est en fait une anima. Elle avait eu assez de mal comme pour imposer finalement son autorité, tout notamment grâce à mon aide ainsi qu'à celle d'une ou deux autres personnes. Elle était devenue notre chef ainsi, en s'imposant lentement, avec le soutien d'autres membres de la 8 mais son annonce avait clairement touché la brigade. Elle ignorait ce qui était arrivé samedi, j'avais convié tous les membres de la brigade à se retrouver dans ce gymnase où elle se tenait actuellement pour se défouler plus que pour s'entrainer. Sans entrer je peux deviner au volume de la musique qu'elle est en train de fracasser un pauvre sac de frappe sans défense. Samedi matin l'ambiance était terriblement différente, tous les membres de la brigade réunis sur mon idée pour discuter de la nouvelle apprise le vendredi soir. Inutile de préciser que deux sont venus la fleur au fusil sans avoir la moindre idée de ce qu'était "la nouvelle" dans mon message. Au final tout se passait bien jusqu'à l'arrivée du dernier, toujours le dernier d'ailleurs, Fredrick. Clairement pas mon préféré, très agressif dans ses méthodes, bourrin en toute circonstance et surtout … profondément raciste envers les anima. Ca c'est passé comme ça c'est passé, on a échangé nos avis, des avis très différents sur la question de l'autorité et de la légitimité de Doriane à la tête de la brigade. Sa demande de mutation était posée sur le bureau de Doriane, d'ailleurs il lui faudrait un nouveau bureau, celui-là avait … disons qu'il avait une légère courbure en son centre. Assez large. Largeur d'un dos … Longue histoire … pas intéressante. Je coupe la musique qui envahit l'espace de la salle en hurlant. Je regarde Doriane, inexpressif, elle a encore sa garde levée, elle reste figée.

« Moi aussi je trouvais que ça faisait longtemps que la 8 était plus passée à la télévision. »

Je m'approche la scrutant attentivement.

« Bordel, la crevette … c'est quoi cette merde ? »

Avant qu'elle ne réponde mes mains viennent doucement pousser ses coudes vers le haut.

« Je te l'ai déjà dit, plus haute ta garde. Sinon un pignouf comme moi va te coller un bourre-pif en la survolant. Bon je sais bien, le sac il répond pas, mais le jour où tu tombes sur un sac qui répond tu trouveras ça beaucoup moins fun d'avoir une garde gruyère. D'ailleurs j'ai jamais compris que les gardes du Vatican soient suisses … bref … Tu montes ta garde. Allez, on reprend. »

Bon gré, mal gré, mes mains viennent sur ses épaules et la font tourner vers le sac et l'encourage à reprendre ses frappes alors que, comme à mon habitude, j'observe sa position. Je crois qu'elle est … troublée. Enfin si c'est possible de la troubler.

« P'tain … tu passes une fois à la télé et tu te dis que voilà, tu peux faire ce que tu veux … non mais … Tes jambes. »

Je dis ça comme une évidence qu'elle aurait dû réaliser, poussant sa jambe droite un peu plus en retrait avec mon pied.

« Voilà, mieux, maintenant tu peux cogner. »

Je désigne le sac derrière lequel je me place pour le maintenir bien en place entre mes mains, ce qui me permet aussi d'évaluer la violence avec laquelle elle frappe dedans. Bon indicateur de l'énervement de la crevette ça.

« Tu sais que pendant un instant je me suis dis que t'allais pas venir. Je veux dire : après ton coming out … Tu sais comment sont les gars dans la brigade … »

C'est méchant et mesquin, je laisse imaginer ce qu'elle doit redouter au fond d'elle, toutefois ce n'était pas ainsi que la brigade verrait Doriane, pas comme une étrangère, comme une "chose" sortant d'une éprouvette. Mis à part Fredrick, tout le monde avait laissé un mot d'encouragement et de bonne chance dans son bureau … d'ailleurs c'était un sacré bordel son bureau entre le meuble amoché, les petites notes et la demande de mutation. Quelques secondes ont filé et je complète enfin ma phrase en suspens.

«  … on aurait tous débarqué chez toi. Ca aurait fait un beau bordel notre équipe de bras cassés dans ton appart. Faut pas que tu crois que t'es plus la bienvenue, on s'est tous vus samedi, Fred a … choisi … de demander sa mutation mais c'était un con de toute façon, pour les autres, on est avec toi, la crevette. Après tout, c'est toi le boss. Oh et euh … juste pour te mettre un peu la pression … on s'est cotisés tous ensemble pour parier sur toi, alors t'as intérêt à gagner. »

Finalement je lui souris, chaleureux, lui adressant un clin d'oeil complice.

« T'inquiète, c'est toujours ta brigade. »

J'avais rendu ça clair en spinebustant Fredrick sur le bureau de Doriane. Notez qu'elle n'a pas besoin de l'apprendre et que le reste de la brigade était derrière elle avant que je fasse ça.
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