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 Doriane Morgensen ☬ Je suis le mal que j'ai subi

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MessageSujet: Doriane Morgensen ☬ Je suis le mal que j'ai subi   Ven 20 Nov - 2:12

Doriane Meïskia Morgensen

On ne choisis pas d'où l'on vient,
On choisit ce que l'on devient.

Nom de famille :
Morgensen
Prénoms :
Doriane

Ancienneté:
23 ans
Date de création :
06 décembre 1961
Groupe :
Encadrée
Orientation sexuelle :
Hétérosexuelle
Profession :
Brigadière au sein du Groupe d'Intervention de la Police Nationale
Avatar :
Lyndsy Fonseca


Je suis une




Anima

Fonction :
Anima tombée amoureuse du leader des Humanistes, la mère de Doriane fit créer cette dernière afin de remplacer l'enfant qu'elle ne put jamais mettre au monde.

Passion :
Doriane est une passionnée de sensations fortes. Très sportive, elle cultive une véritable passion pour les sports de combats ainsi que toute forme de sport extrême. A contrario, elle garde cependant comme son plus honteux secret sa passion pour les brocantes et les vieux bibelots qu'elle entasse et collectionne en véritable passionnée depuis des années.

Phobie:
Atychiphobie, ou peur de l'échec. Élevée dans l'idée qu'elle ne vaudra jamais mieux que son demi-frère, Doriane a développé dès son plus jeune âge une peur panique de l'échec et ne s'autorise aucune faiblesse. Une peur qu'elle maîtrise bien mal à présent qu'elle a découvert sa nature d'anima et qui impacte considérablement sur l'estime que la jeune femme se porte.


Quartier de résidence :
Bien qu'ayant grandi a Nørrebro, elle vit désormais dans les bas quartiers de la ville, à la limite entre Vanløse et Valby dans un petit deux pièces en compagnie de son chien Pat.
Éligible aux Factorem Anima :
Oui. C'est en recevant sa candidature pour les Factorem Anima de cette année que Doriane a découvert sa nature d'Anima après 23 ans de mise en marche. Elle y participe donc cette année sans même connaître le nom de son auteur.


Rêve d'avenir :
Son rêve a toujours été de rendre son père assez fier d'elle pour que ce dernier lui donne les rennes de son empire. Malheureusement, ce dernier n'étant autre que Magnus Morgensen lui-même, ce rêve est aujourd'hui brisé à tout jamais. Elle n'aspire plus désormais qu'à gagner les Factorem Anima afin d'être déclarée autonome et pouvoir ainsi retrouver un semblant de ce qu'était sa vie jusque lors.


Sa vie



Entre ses doigts graciles, une clé. Une toute petite clé, celle d'un casier de gare. Plus pâle que la mort même, elle titube dans une léthargie profonde depuis désormais près de trois jours. Quel est ce monde ? Où est son sens ?

Ils sont partout , ils gangrènent notre société, s'attaquent à nos valeurs. (...) Ils prennent des apparences mais ce sont des mensonges. Ils sont créés pour dire ce que tu veux entendre, pour penser comme tu le souhaites…

Des monstres, des copies de la vie dont la vie même n'aurait jamais voulu. Plus humaniste que les humanistes même, elle a bu tant de ces paroles qu'elle pourrait les réciter de jour comme de nuit, jusqu'à les écrire les yeux bandés sur les murs de la ville. Dans le hall de la gare, la voix de Dita Nemour scande de sa voix enjouée que les Factorem Anima commenceront la semaine suivante et que c'est encore une fois par centaines que les candidatures ont afflué. Tout le pays est en liesse, les jeux sur toutes les lèvres. Dissimulé sous la manche d'un sweat bien trop grand couvrant son corps, le Wristlet lui brûle le poignet. Rien n'a de sens, ni elle, ni eux.

Ne t'y fis pas, ce ne sont rien de plus que des robots de chair et de sang.

Tant de raison dans ses mots, elle marche tel un automate, incapable d'émettre la moindre pensée intelligible. Accrochée à la hanse de son jean, son beeper lui hurle des instructions qu'elle n'entend déjà plus. Ce monde n'a plus de sens, pas plus que ce minuscule casier dévoré de rouille. Le n°717. La clé s'y glisse et s'y coince. Il faut à sa main rassembler tout le peu de force qu'il lui reste pour parvenir à bout de la porte métallique qui finit par vomir à sa vue un contenu bien trop maigre. Une simple enveloppe, des pages griffonnées au stylo bille en de trop nombreuses lignes que ces yeux ne peuvent plus lire. Elle part sans refermer le casier derrière elle, l'enveloppe kraft à la main. Aux alentours de Vanløse, son visage se trouve couvert par la capuche du vêtement. Elle baisse la tête, baisse les yeux. Un automatisme en ces lieux. Le beeper tonitrue de plus belle à peine étouffé par le tissu le couvrant. Pressant le pas, elle retrouve finalement le parquet craquant et sale de son appartement aux vitres usées de poussières. La pénombre comme seule compagnie même en plein jour, elle se laisse tomber comme une masse dans son fauteuil avant que de glisser entre ses lèvres une cigarette qui n'a déjà plus de numéro. Autour d'elle, Pat, le Terre-Neuve noir jappe joyeusement pour fêter son retour, bousculant sur son passage tout objet entrant dans son périmètre. Ses yeux sur lui, toujours la même réflexion: ce chien a le même regard idiot et niai de son frère. Tout en innocence et en joie de vivre. Ça la renvoi à ce qu'elle déteste tout en lui rappelant ce que la vie sait faire de plus beau. Plus imposant que la plupart de ses meubles, le canidé l'encombre. Trop imposant, comme son homologue humain. Elle n'a pas hésité longtemps pourtant lorsqu'à la fin d'une intervention mouvementée, on lui avait commandé d'emmener la bestiole au premier refuge qui serait sur sa route. Elle l'avait fait. Le corniaud avait refusé de descendre de la plage arrière, la regardant fixement les oreilles basses.

« Je peux pas te garder l'ami, tu te laisserai crever là où je vis. »

Le chien n'avait pas bronché. Siffler et tirer sur son collier n'avait suffit qu'à ajouter des plaintes aiguës à l'animal.  

« T'as conscience que tu prends plus de place que moi !? Tu seras mieux ici, allez viens ! »

Elle avait conversé ainsi dans le vide pendant près de vingt minutes. Lorsque le bonhomme du refuge était venu à sa rencontre, l'homme n'avait eu que le temps de voir la voiture démarrer dans l'autre sens, le désormais nommé Pat toujours à l'arrière, l'air ravi. Ce chien l'aurait à l'usure, comme lui. Le nom avait été simple à trouver, il signifiait verbalement « Petite tape... » pour ne pas être vulgaire. Elle avait toujours nommé son demi-frère ainsi. C'est ce qu'il était. Une vraie gonzesse dans un corps d'homme qu'elle lui avait souvent envié.

Tu es décevant Adriàn mais je sais que tu si tu continues à t'améliorer tu seras bon. Tu es toujours meilleur que ta sœur, heureusement. C'est toi mon héritier.

Il avait tort. Elle était meilleure que lui, l'avait toujours été. De ses notes en cours à ses capacités physiques et sportives, elle l'avait toujours surpassé. En tout. Il restait l'héritier, le préféré. Celui dont elle n'aurait jamais la place. Après tout, elle n'était QUE sa demi-sœur et puisque le père était Intouchable, c'est sur le faiblard de la famille qu'elle avait rejeté sa haine. Elle ne l'enviait que plus encore à présent que son poignet se crispait sous l'effet du bracelet du titane entourant son bras. L'écran noir bientôt afficherait le décompte et cette vie qu'elle avait si durement construit s'effondrerait en même temps que son visage se retrouverait plaqué dans les journaux et sur tous les écrans des Danois. Son père ne pouvait être au courant, elle le savait sans besoin d'ouvrir le contenu de l'enveloppe. Si tel avait été le cas, elle serait sans doute déjà morte.

Sur la table basse, les alertes d'informations de son smartphone s'en viennent sans retenu avec pour seul message le rappel du début des jeux. L'agacement grandit, l'enveloppe la nargue alors même qu'elle se crispe à la sensation du fond de café froid de la veille dans sa gorge. Anima. Humaine hier. Aujourd'hui anima. Une machine. Un rien. Une pâle copie de la réalité qui n'a rien de réel. Sous l'enveloppe un certificat orné de dorures la félicite pour sa sélection aux Factorem Anima et là où devrait se situer le nom de l'auteur, ces trois lettres : U.N-M. Aucun nom de société correspondant, pas plus que d'appellation. Un mystère qui en entoure un autre. Pat se fraye un chemin entre ses jambes et la table basse, bouscule le tout jusqu'à renverser le petit appareil vibrant dont la batterie se défait de la coque en percutant le sol. Elle ne prend pas la peine de le remettre en marche, ça n'en vaux pas la peine. Ses doigts s'en viennent bientôt tirer les feuilles de leur cadre de papier et les réponses s'en viennent se calquer aux questions. Une anima qui tombe amoureuse d'un humaniste et se fait passer pour humaine pour garder l'homme qu'elle aime à ses côtés, savant mélange entre Roméo & Juliette et Cyrano de Bergerac. L'auteur dit tout des autres sans jamais se mentionner mais le voile se lève sur une prétendue grossesse venue pour rassurer l'époux. Prétextant la pudeur, elle cache derrière ses vêtements un ventre artificiel fait de mousse pendant quelques mois avant que de s'exiler dans un établissement Suisse avec la complicité de médecins partageant sa condition. Cette femme n'aura jamais d'enfant. Elle n'en est pas une. La supercherie fonctionne pourtant à merveille. Morte en couche lui avait-il toujours dit. Morte de peur. D'inquiétude. D'angoisse. La dénommée Meïssa Morgensen, d'auteur inconnu, n'avait vécu que deux ans des effets du stress. Magnus gobe tout du mensonge, accueille sa fille tout en pleurant sa femme. Il lui  fera payer tout au long de sa vie de lui avoir prit la femme qui avait réussi à le tirer des ténèbres de son premier veuvage. S'il savait l'identité du coupable, qu'adviendrait-il de ses grandes idées ? Il l'élève pourtant de son mieux. Ça ne suffit pas. Ça ne suffit jamais.

Il est son héros, son Dieu vivant qui n'a pourtant d'égard que pour le médiocre. Que pour Pat. Alors elle accumule les efforts pour être la meilleure en tout sans que cela ne change rien. Elle intègre dès sa sortie de la faculté l'académie de Police dont elle sort première de sa promotion. Seule femme de son escouade, plus jeune gradée de son rang. Ça ne suffit toujours pas. Pat, ou Adriàn, rate tout ce qu'il entreprend. Il reste meilleur. La semaine prochaine, lorsque le nom des Morgensen sera traînée dans la boue par sa participation forcée aux Jeux, elle perdra à jamais ses chances d'être une jour reconnue par la figure paternelle. Si ce dernier ne la tue pas de lui-même, il causera sa perte à coup sûr. L'air meurtri, elle contemple le corps imposant de l'ours lui tenant lieu d'animal de compagnie allongé de tout son long sur le sol, sa tête reposant mollement contre le coussin du divan.

« Si j'avais su, je t'aurai laissé au refuge ce jour-là. Je sais pas ce que je vais faire de toi quand ça va commencer... »

Il ne la regarde pas. Les pleurs aiguës se tirent pourtant de la gorge de l'animal.

« Arrête de chialer sérieux... »

Sa tête vient se poser sur les jambes de la femme toujours capuchonnée. Du revers de la manche, la mine lasse, elle essuie le filet s'écoulant de ses babines avant que de se contorsionner pour récupérer les morceaux de son portable reprenant alors leur place. L'écran s'allume. A peine le code PIN est-il composé que la sonnerie d'un SMS résonne dans le silence de l'appartement. En lettre rouge, se dessine le nom du chien. «Dîner du 31 avec tous le gratin. Tu seras là ? Ça ferait plaisir à papa que tu rentres à la maison pour la nouvelle année. A moi aussi. T'as déjà manqué le dîner de Noël. Je peux passer te prendre si tu veux ou alors on y va directement après le travail? »

Elle soupire. Cet abruti a fini par réussir le concours d'entrée à l'académie finalement. Magnus doit y être pour quelque chose, ce type n'a jamais été bon à rien. La truffe de Pat vient se coller à l'écran avant que de venir la toiser. Un regard pour le téléphone. Un regard pour le chien.

« Même pas en rêve ! »




Derrière l'écran
Prénom ou surnom :
Aloysia
Age :
24 ans
Région :
Île-de-France
Sexe :
J'adore ça !! *SBAFF*

Comment as-tu découvert Factorem Anima ?
En le créant de toute pièces  
Qu'en penses-tu ?
Que c'est le plus beau du monde  
Autre chose ?
Si tu lis ces mots sache que je t'aime  

Code du règlement :
Le réglement c'est moi  





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